Debout sur la scène le corps seul compose un tableau rouge et blond. Il chante souvenir souvenir, arpente l’espace en tous sens cherche comment maintenir mémoire en poussant son refrain dans le coin d’une porte contre le mur entre les fentes. Sa voix monte descend s’amplifie, véloce, le souvenir tient, retrouve ses paroles à genoux, jusqu’à ce que le noir tombe sur lui.

Johanne Jarry
avec "La bête"  de Jan Martens

(droits réservés : Johanne Jarry)